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La leptospirose : une maladie en recrudescence

Publié le 03/08/2017

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La leptospirose est une maladie potentiellement létale transmise généralement par le contact de la peau avec de l’eau souillée par de l’urine de rat. Elle est actuellement en recrudescence.

Dans la population générale, le risque est très faible.

Certaines professions sont particulièrement exposées, ce sont celles qui travaillent au contact de l’eau et dans les lieux où peuvent proliférer les rats et les ragondins. On peut notamment citer :

  • les éboueurs et employés de voirie,
  • les agents de station d’épuration,
  • les agents des espaces verts,
  • les sapeurs-pompiers, 
  • les plongeurs sous-marin en eau douce,
  • les agents des eaux et forets, 
  • etc.

 

On retrouve également une recrudescence de la maladie chez les personnes pratiquant des loisirs au contact de l’eau (kayakistes, adeptes du canyoning, nageurs et pêcheurs en eau douce, chasseurs etc.)

En France métropolitaine, l’incidence de la maladie a été en 2015 de 1 cas pour 100 000 habitants (2 fois plus qu’en 2011).

Les régions Champagne-Ardenne et Franche Comté sont les plus touchées avec la Basse-Normandie et l’Aquitaine. À l’inverse, la Picardie, l’Alsace, le Languedoc-Roussillon et la Lorraine sont plus épargnés.

Dans les DOM-COM, la leptospirose est un problème de santé publique majeur avec une incidence beaucoup plus importante : de 5 à 50 cas pour 100 000 habitants selon les territoires. Sur l’ile de la Réunion, les nombreux chiens errants pourraient également transmettre la maladie.

Le renforcement des mesures de prévention est nécessaire :

  • Lutte contre la prolifération des rongeurs sauvages,
  • Port de vêtements de protection pour les professionnels,
  • Vaccination des professionnels exposés.

 

Le schéma vaccinal actuellement recommandé est le suivant : 2 injections à 15 jours d’intervalle, rappel 4 à 6 mois plus tard puis tous les 2 ans.

Ce vaccin n’est pour l’instant pas remboursé par la sécurité sociale, la vaccination est donc prise en charge par les collectivités locales pour leurs agents.