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1 actif sur 5 présente une détresse orientant vers un trouble mental

Publié le 11/01/2019

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Les liens entre le travail et la santé psychique sont aujourd’hui bien établis, que ce soit dans un sens positif ou négatif. Les pathologies mentales liées au travail sont en augmentation constante et le stress est le premier risque professionnel pour la santé des individus au travail. La santé psychique des actifs est dorénavant un enjeu majeur de santé publique. C’est également un enjeu humain, sociétal et économique.

22 % des français actifs - soit 1 sur 5 - présentent une détresse orientant vers un trouble mental, selon une étude épidémiologique de la Fondation Pierre Deniker.

La proportion est plus importante encore pour les femmes, les aidants et les personnes qui passent plus d’1h30 dans les transports comme l’indique les chiffres : 

  • 26% pour les femmes contre 19% chez les hommes ;
  • 28% chez les aidants* contre 19% chez ceux qui n’ont pas cette responsabilité ;
  • 28% chez les personnes qui passent plus d’1h30 par jour dans les transports contre 21% chez celles dont le temps de transport est inférieur à 1h30.

Le facteur de risque psychosocial le plus fortement associé à une détresse orientant vers un trouble mental chez tous les actifs est le déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle :15% des actifs déclarent ne pas pouvoir mener de front vie professionnelle et vie personnelle. Parmi eux 45 % présentent une détresse orientant vers un trouble mental contre 18% chez ceux qui n’ont pas cette difficulté.

Il s’agit de la première étude qui croise, en France, l’évaluation d’une détresse orientant vers un trouble mental chez les actifs et leur exposition aux facteurs de risques psychosociaux liés au travail. Le plus souvent, il apparaît que le déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle est le facteur de risque psychosocial le plus fortement associé à une détresse orientant vers un trouble mental. Les autres facteurs de risque varient suivant les profils.

L’étude fait notamment ressortir, pour les salariés, l’importance d’avoir un travail valorisant, de la solidarité et d’une bonne communication et, pour les indépendants, le besoin d’être confiant en leur avenir professionnel. Chez les femmes, ne pas avoir de travail valorisant et le harcèlement sont les facteurs de risques psychosociaux les plus associés à cette détresse.

 

Pour en savoir plus : https://www.fondationpierredeniker.org/programme/sante-mentale-des-actifs-en-france-un-enjeu-majeur-de-sante-publique